"Je rentre dans la catégorie "Art abstrait" même si je ne m'identifie à aucun courant ou mouvement, j'ai commencé par le figuratif, puis l'abstrait, puis entre les deux, je fais selon l'inspiration mais "impression" et "perception" restent aujourd'hui des maîtres-mots pour "recevoir" ma peinture.
Par la suite, ce n'est que tardivement, que j'ai compris ce que signifiait - aussi - le "surréalisme", lorsqu'on étudie ce mot, rapidement, il nous dit tout : être "sur" le "réalisme". Imaginez que vous regardez la mer et que l'horizon symbolise la réalité, et bien, vous vous situez -au-dessus de la réalité-, c'est ce à quoi appelle le "surréalisme", en d'autres termes: prenez de la hauteur par rapport à ce que nous impose le réel. Le réel, selon moi, construit -dans et -par la société. C'est pourquoi, le surréalisme s'est inscrit dans la société. Son idée: il nous dit "quitte à ne pas comprendre ce que l'on vous présente, il vaut mieux ça, que d'avaler ces idéologies rampantes d'après-guerre"...le surréalisme se place au dessus. Il refuse le débat, il propose de l'art. Au fond, en plus de brouiller les pistes par leurs œuvres, les surréalistes au fond, propose une lecture, un message plus subtil, qui n'est pas un message, un espace, qui n'est pas vraiement un espace, mais le reflet de vos projections, incrustés dans le message lui-même. "
Mon message à moi, c'est l'humanisme, le fantastique, l'écologie de soi, dans une dimension de l'esprit et du cœur. Cette dimension universelle, a-politique, prétend changer quelque chose dans notre monde, à mon échelle, la qualité précède toute quantité.
Enfin, qu'il y a t-il après le courant surréaliste, en peinture, en écriture, comme en poésie...? à mon sens pas grand chose, l'art urbain ? trop "politique", trop médiocre. Seuls les surréalistes, avec les dadas, ont montré qu'ils étaient détendeur d'un talent ! "
Ben Wiran
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